• La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

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Historique

Des origines où se mêle la légende

originesOn raconte qu’un jour, il y a très longtemps, des bûcherons gaulois auraient découvert, dans un chêne creux de la butte de Longpont, une statue de bois représentant une femme avec un enfant dans les bras. L’effigie était accompagnée d’une inscription latine bien mystérieuse pour les païens : « Virgini pariturae » « A la Vierge qui va enfanter ».  Les druides auraient commencé à vénérer cette image de la déesse mère. Plus tard saint Denis, et son compagnon saint Yon, seraient passés par Longpont. 

Ils expliquèrent  aux druides comment la prophétie sur la Vierge s’était enfin réalisée. Celle que les Gaulois du bord de l’Orge vénéraient sans la connaître était bien la Vierge Marie, mère du Sauveur. Saint Yon serait resté sur place, il portera l’Evangile dans la région. Il aurait été décapité vers 290. Avant de partir pour Paris, saint Denis aurait laissé à Longpont une précieuse relique : un morceau du voile de la Sainte Vierge. Une statue et une relique seraient donc à l’origine du sanctuaire de Notre Dame de Longpont.

La dame et le forgeron

dameEn l’an 1031, Hodierne de Gometz, épouse de Guy Ier seigneur de Montlhéry, fait édifier une nouvelle église sur le site du premier sanctuaire druidique christianisé. Une autre légende est attachée à la construction de la première église de Longpont. Hodierne, très pieuse et très  humble, aurait participé personnellement aux travaux. Elle porte elle-même de l’eau au chantier afin d’aider les maçons. 

Pour faciliter sa tâche, elle demande au forgeron local de lui fournir une barre de fer qui l’aiderait à mieux porter les seaux. 

Le stupide forgeron, influencé par sa méchante femme, lui donne, par dérision, une barre rougie au feu. Hodierne est épargnée de toute brûlure. Le fer miraculeux sera monté au sommet d’une colonne d’un temple païen. La « Croix Rouge fer » est aujourd’hui conservée au fond de la basilique. Les trois protagonistes, Hodierne, le forgeron et la mégère ont été représentés, sculptés dans la pierre, sur des culots à la retombée des voûtes de la 2eme travée de la nef.

 
Le temps des moines

moinesAu-delà de la légende, des documents précis nous apprennent qu’en 1061 Hodierne obtient de l’abbé Hugues de Cluny l’envoi de 22 moines. Ils seront les premiers clunisiens de la région parisienne. Le prieuré Sainte-Marie-de-Longpont sera richement doté par les rois et les seigneurs locaux. Le grand prieuré bâti à partir du 11eme siècle sera également une étape importante pour les pèlerins de Compostelle. 

Le prieuré sera vendu comme bien national en 1791 et les bâtiments seront progressivement démolis. Il ne reste aujourd’hui de cet établissement monacal que l’église priorale (l’actuelle basilique) et l’immense grange aux dîmes toujours visible au sud de l’édifice.

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Ruines et renaissances

Pendant la Révolution, les moines devront se disperser. Les reliques seront cachées. Le portail, déjà mutilé, sera encore saccagé et la flèche de la croisée du transept abattue. Privée d’entretien, l’église de Longpont s’abîme terriblement dans les années qui vont suivre. Elle sera finalement amputée. Le chœur et le transept seront démolis en 1819. Seule la nef est laissée à la disposition des paroissiens. 

A partir de 1843, un jeune et dynamique curé, l’abbé Arthaud, va relever l’église de ses ruines. L’abside et le transept seront totalement reconstruits entre 1875 et 1878. L’église de Longpont redeviendra alors le plus grand lieu de pèlerinage marial de l’Ile-de-France. L’église de Longpont sera érigée au rang de basilique en 1913.

plaqueEn 1969, Notre Dame de Bonne Garde est proclamée patronne du nouveau diocèse de Corbeil-Essonnes par Mgr Malbois, son premier évêque. Mgr Herbulot, son successeur veillera au rayonnement de Notre Dame de Longpont, et la basilique sera le lieu de nombreux rassemblements diocésains.

 
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