Basilique de Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

Jean Marie Vianney

Le 14 septembre 1853  Jean Marie Vianney signe son bulletin d’adhésion à la confrérie Notre Dame de Bonne Garde. Le pèlerinage de Longpont est alors en pleine renaissance. Le dynamique curé Jacques Arthaud, vient de réactiver la confrérie pour en faire un organe de propagation efficace bien au delà des murs du sanctuaire. Des centaines de fidèles adhèrent de tous les coins de France mais aussi des évêques et des prêtres, parmi lesquels un certain Jean Marie Vianney.

Ce jour de septembre le curé d’Ars a accepté de porter sa signature sur un billet envoyé par le curé Arthaud ainsi libellé « Si monsieur le curé d’Ars veut nous rendre heureux, ce sera d’accorder le concours de ses prières pour le succès de pèlerinage de N D de Bonne Garde à Longpont (diocèse de Versailles, route d’Orléans, canton de Longjumeau, 28 km  de Paris)

et de permettre que son nom soit posé sur le registre de la dite confrérie ; s’il accorde je le prie d’apposer ici  sa signature » suit l’autographe « Jean Marie Baptiste Vianney, curé d’Ars » Le précieux bulletin est aujourd'hui conservé dans le reliquaire de la basilique de Longpont ainsi que 3 autres reliques du même saint.

Cette période de septembre 1853 n’est pas insignifiante dans la vie du saint curé. Exactement dix jours avant de rallier la confrérie de Longpont Jean Marie Vianney avait tenté sa 3e « fugue ». Le saint prêtre est alors curé du village d’Ars depuis 1818. Ses vertus, ses enseignements et ses grâces extraordinaires de discernement vont bien vite lui attirer des foules. Après 1830 le « missionnaire immobile » accueille dans son église des milliers de pèlerins. Ils sont 60 000 par an dans les années 1850. Riches ou pauvres ils viennent de partout à pied, à cheval, en chariot, en diligence, et bientôt en train. Le curé d’Ars passe jusqu’à 18 h 00 par jour au confessionnal. Mais l’abbé Vianney est épuisé de cette vie qu’il n’a pas prévue et des foules continuelles. Il tentera par deux fois en 1840 et en 1843 de fuir son poste pour « pleurer sa pauvre vie » et vivre dans la solitude. La 3e tentative eut donc lieu dans la nuit du 4 septembre 1853. Jean Marie Vianney est alors âgé de 67 ans. Profitant de l’arrivée d'un nouveau prêtre auxiliaire à Ars il veut se retirer à la Trappe de Notre Dame de la Neylière. Affolés, ses paroissiens font sonner le tocsin. Le vicaire lui confisque son bréviaire, et lui rappelle les pénitents qui l’attendent. Le pauvre curé regagne alors son église et se met à confesser, dès une heure du matin. Il dira le lendemain : "J'ai fait l'enfant". Dix jours plus tard…. il se met sous la protection de Notre Dame de Longpont. Il ne tentera plus jamais de fuir son poste. En acceptant de signer son bulletin d’adhésion St Jean Marie Vianney se faisait bienfaiteur de Longpont. En retour Notre Dame de Bonne Garde l’a semble t il préservé de cette tentation de lassitude. Il mourra dans son presbytère d’Ars le 4 août 1859, épuisé mais fidèle jusqu’au bout.

Père Frédéric Gatineau,
Recteur de la basilique de Longpont