Basilique de Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

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Passeport pour la Samarie

Ils sont sympathiques tous ces Samaritains de l’Évangile. Ça doit être un beau pays la Samarie.
Les hommes de Samarie sont bons et courageux. Ils s’arrêtent sur la route pour secourir les blessés. Ils payent de leur personne, de leur temps et de leur porte-monnaie, ils se mettent au service. Les femmes de Samarie sont dévouées et intelligentes. Elles servent de l’eau en plein midi. Elles sont curieuses et posent de bonnes questions.
Même les lépreux de Samarie sont extraordinaires. Ils se laissent guérir et savent dire merci. Ils sont reconnaissants et débordants de la grâce qu’ils ont su accueillir. Ils sont pleins de gratitude.
Pourtant la Samarie n’est pas un lieu spécialement préservé. C’est un espace torturé par l’histoire. Les habitants de Samarie ont tout connu : schisme, guerres, invasions, déportations. De nos jours, la Samarie historique c’est une grande partie de ce qu’on appelle la Cisjordanie, en territoire palestiniens… la Samarie aujourd’hui ce n’est pas tout à fait le paradis.
Au temps de Jésus, des siècles d’évolutions parallèles ont fait des samaritains de quasi étrangers aux yeux des « vrais » fils d’Israël. Pour les apôtres comme pour les prêtres de Jérusalem, le nom de Samaritains est devenu synonyme d’hérésie et d’impureté. Et pourtant, ce sont précisément les samaritains que Jésus choisit par trois fois comme modèles, comme si le salut n’était accueilli que dans les marges.
Il nous faut devenir Samaritain. La Samarie, c’est le pays de l’Amour simple et vrai. C’est le pays où chaque histoire et chaque personne compte, le pays où l’on est écouté et où l’on essaie de se comprendre. C’est le pays où l’on se préoccupe de ceux qui sont au bord du chemin. C’est le pays où l’on sait dire merci. C’est un pays universel et délocalisé. Le passeport pour la Samarie est disponible… tout de suite, ici et maintenant.

Père Frédéric Gatineau
Octobre 2010