Basilique de Longpont

  • La Basilique de Longpont (91) et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

    La Basilique de Longpont (91)

    et le Secteur Pastoral de Montlhéry-Longpont

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Bienheureuse Belle-Mère !

L’écrivain et journaliste Françoise Giroud donnait, paraît-il, comme conseil aux apprentis reporters : « Pour les phrases, contentez-vous d’un sujet, d’un verbe et d’un complément. Quand vous voudrez ajouter un adjectif, venez me voir ».
L'évangile de Saint Marc qui nous accompagne chaque semaine est un modèle de concision.
De ce point de vue, l’attribut traditionnel de Marc, le Lion, lui convient bien. Pas besoin d’effets spéciaux, tout est dit en très peu de mots et pourtant, en quelques lignes, on a presque du mal à suivre Jésus tant il va vite. Il y a bien des façons d’entrer dans un texte mais les lectures bibliques n’échappent pas aux règles ordinaires, utiles au décryptage littéraire. Dans ce texte, qui dit quoi à qui ? Dans notre Évangile, par exemple, regardons les verbes. C’est étonnamment animé : Jésus s'approche, prend la main, guérit, chasse les démons et les empêche de parler. Il se lève, sort, prie, parcourt et proclame. Que d’actions !
C’est le génie de Saint Marc de nous faire un portrait si vivant de Jésus. Avez-vous remarqué qu’il est deux fois question de « sortie » dans ce petit passage ?
« C’est pour cela que je suis sorti », pour guérir et sauver. Jésus est « sorti » du sein du Père pour guérir la belle-mère de Pierre. Jésus est sorti pour tous les malades de Capharnaüm, ceux qui sont mal dans leur tête et ceux qui sont malades dans leurs corps, tous ceux qui se sentent submergés par l’Ennemi. À cette « sortie », cette Mission de l'incarnation correspond une autre sortie bien plus terre à terre en apparence. Jésus « sort bien avant l’aube ». Il sort pour goûter la communion, l’intimité avec le Père qu’il ne perd jamais. Jésus sort sans cesse, il est le Visage de Dieu et en même temps il est le Grand Intercesseur, sans relâche. Béni soit-il ! Et bienheureuse Belle Mère !

Père Frédéric Gatineau
Février 2012